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Les productions végétales d'intérêt économique subissent souvent des dégâts causés par des ravageurs, tels les limaces et les insectes, par des agents de maladies, tels les virus, les bactéries ou les champignons, ou par des mauvaises herbes. Pour lutter contre ces ennemis des cultures, les producteurs ont eu souvent recours aux produits chimiques de synthèse, tels les insecticides, les fongicides, les bactéricides et les herbicides. L'application de ces produits chimiques, parfois de façon irraisonnée, a engendré des problèmes inattendus, tels que le développement de phénomènes de résistance aux molécules de synthèse, l'extermination des antagonistes naturels, les effets nocifs sur la santé humaine et animale et les problèmes liés à la pollution de l'environnement. Afin de limiter ces inconvénients, plusieurs laboratoires académiques et publics ainsi que des entreprises privées, au Québec et ailleurs dans le monde, se sont intéressés au développement de la lutte biologique comme une méthode alternative aux pesticides chimiques et un moyende préserver la diversité biologique dans son ensemble. La lutte biologique est souvent associée à l'utilisation de biopesticides (organismes vivants) pour prévenir ou réduire les dégâts causés par les ennemis des cultures. Cependant, plusieurs experts englobent aussi dans la pratique de la lutte biologique, le recours à des molécules d'origine naturelle comme les extraits de végétaux, les hormones et la sélection de variétés de plantes résistantes aux ennemis des cultures.
